Créer et entretenir une mare

La création d’une mare

 

Avant de creuser…

Avant tout travaux, des précautions s’imposent du point de vue législatif ou pratique.

  1. Être en conformité avec la réglementation

Tout projet d’aménagement doit de faire en conformité avec la réglementation en vigueur.

La première étape consiste à allez consulter la mairie pour vérifier la compatibilité du projet avec les documents d’urbanisme (Plan Local d’Urbanisme ou Plan d’Occupation des Sols).

L’implantation de la mare doit être faite à une distance minimale des habitations (cf le règlement sanitaire départemental) :

– 35 m pour les départements du Nord et du Pas-de-Calais,

– 50 m pour les départements de l’Aisne, de l’Oise et de la Somme.

Pour les surfaces > 1 000 m², une déclaration (ou une demande d’autorisation) doit être faite après du service de l’eau de la DDT(M).

Pour en savoir plus… découvrez notre publication « les mares et la réglementation, pour faire simple… ».

  1. Bien choisir son emplacement

Déterminer l’emplacement de la mare doit faire l’objet d’une réflexion préalable, qui n’intègre pas que les seules composantes esthétiques.

Sur un même terrain il est possible de trouver différents types de sols. Certains, de type argileux, présenteront des capacités naturelles de rétention de l’eau ; d’autres non (sols sableux par exemple). Ce critère doit être pris en compte dans le choix de l’implantation d’une mare naturelle. Il existe toutefois des solutions pour créer une mare sur sol non argileux.

Creuser un trou n’est pas suffisant pour créer une mare… encore faut-il qu’il y ait de l’eau ! L’alimentation en eau, surtout de manière gratuite et naturelle, va ainsi être un critère à retenir dans le choix de l’implantation de la mare

La lumière joue un rôle déterminant sur le développement des chaînes alimentaires et l’oxygénation de l’eau. Il est donc important de chercher le meilleur ensoleillement pour obtenir une mare riche et équilibrée. L’ombrage n’est pas pour autant à proscrire complètement, notamment pour éviter l’assèchement estival des mares faiblement alimentées en eau… il faut optimiser l’ensoleillement en fonction de chaque contexte.

La proximité d’arbres est également source de contraintes. D’abord, la dégradation de la matière organique dans l’eau (feuilles, branches mortes) et consommatrice d’oxygène, ce qui altère la qualité de l’eau et par conséquent l’intérêt du milieu naturel pour la faune et la flore. Ensuite, il en résulte une accumulation de vase qui amoindrit progressivement la hauteur d’eau libre. Cela entraîne la nécessité d’un entretien plus régulier.

  1. S’assurer de l’étanchéité du fond de la mare

La rétention de l’eau, même temporaire, est une condition sine qua non de l’existence d’une mare. Cela peut se faire naturellement, lorsque le sol est argileux, ou artificiellement, par différentes techniques dont les plus efficaces sont présentées ci-après.

Si le sol est argileux, il est naturellement imperméable : cela permet de faire de substantielles économies et d’obtenir un milieu naturel plus accueillant pour la faune et la flore. Il suffit de creuser, en faisant attention de ne pas percer la couche d’argile.

Dans le cas contraire, il est nécessaire de rendre le fond de la mare imperméable. Deux techniques sont à retenir.

La solution la plus naturelle consiste à ajouter une couche d’argile sur le fond. C’est cette technique qui a été utilisée dans le passé pour créer la plupart des mares. L’argile doit être épandue sur toute la surface, sur une épaisseur de 20 à 30 cm, puis damée vigoureusement.

Les bords doivent être en pente douce pour éviter que les vagues (batillage) ou les animaux ne viennent éroder la couche d’argile.

Il est important de mettre en eau rapidement afin d’éviter que la couche d’argile ne se fissure par assèchement ou qu’elle ne soit dégradée par les plantes et les animaux.

L’argile est un matériau auto réparateur, qui va permettre une longévité importante à la mare.

Cette technique présente comme autre avantage d’obtenir une mare très naturelle, où la flore pourra s’implanter spontanément.

Une autre solution est de tapisser le fond d’une bâche plastique… mais pas de n’importe quel plastique ! Certains se désagrègent avec le temps, d’autres peuvent s’avérer toxiques … il faut choisir une bâche d’un matériaux adapté à la vie aquatique. Le bâches de type EPDM semblent être les plus adaptées.

Il faut également veiller à ce que la bâche soit soudable, pour pouvoir assembler des morceaux et s’adapter à la forme du trou. La bâche devra également être suffisamment épaisse pour résister aux UV, au gel, à l’usure et aux coupures.

Il est préférable de poser la bâche sur un géotextile ou sur un lit de sable, pour éviter qu’elle soit percée par des cailloux lors de la pose. Les bords de la bâche pourront être cachés à l’aide de la terre extraite.

Cette technique est régulièrement utilisée pour la création de mares de petite taille compte-tenu de la facilité de mise en œuvre et de son faible coût . Elle présente toutefois quelques inconvénients :

  • la bâche est souvent visible sur les berges, ce qui peut poser des problèmes d’ordre esthétique ;
  • la bâche est relativement fragile : elle peut être percée par des cailloux, les dents de rongeurs, des racines ; et une attention toute particulière doit être prêtée lors des opérations d’entretien pour ne pas la détériorer avec les outils ;
  • la végétalisation est moins évidente : les plantes ont souvent du mal à s’installer à cause du manque de substrat ;
  • les berges sont glissantes et peuvent empêcher les petits animaux tombés dans l’eau de ressortir. Une simple planche ou grosse racine s’enfonçant dans l’eau peut toutefois créer une échelle de secours pour ces naufragés.

L’utilisation de bassins en plastique préformés n’est pas conseillée. Cette solution est onéreuse ne permet pas de créer de véritable mare : les berges sont très abruptes et la flore ne peut s’y fixer. Leur utilisation est à envisager pour la création de bassins à poissons, pas pour la création d’une mare.

  1. S’assurer de l’alimentation en eau

L’alimentation en eau est également une contrainte essentielle pour pouvoir créer une mare.

Dans certains cas, elle peut se faire par des nappes d’eau superficielles. Il suffit alors de creuser un trou, en laissant le fond naturel. Le niveau de l’eau évoluera au gré des variations de hauteur de la nappe phréatique. Le milieu créé, même s’il est asséché une partie de l’année, pourra être un milieu très intéressant pour une faune et une flore diversifiées.

Elle peut provenir de l’eau de ruissellement pour les mares situées en point bas d’un terrain. Toutefois, dans ce cas précis, il faudra veiller à ce que le terrain ne fasse pas l’objet de traitements phytosanitaires (engrais, herbicides, pesticides…). Cela aurait des conséquences sur la qualité de l’eau de la mare et entraînerait des problèmes tels que prolifération d’algues ou de moustiques…

L’alimentation peut également être envisagée à partir de l’eau de pluie collectée à partir d’une gouttière. Cela présente l’avantage d’une eau de bonne qualité et de pouvoir gérer les entrées d’eau.

Enfin, s’il est tentant d’accélérer les choses, l’utilisation de l’eau du robinet est à éviter : c’est une denrée rare, coûteuse et les traitements chlorés dont elle fait l’objet ne sont pas sans conséquence sur le milieu.

  1. Prévoir un milieu accueillant pour la faune et la flore

Avant de creuser, il faut également avoir une vision précise du profil de la future mare. Il existe en effet quelques principes simples fondamentaux qui permettront d’améliorer l’intérêt potentiel pour la faune et la flore, qu’il sera nécessaire d’intégrer dès le départ.

Il est préférable de créer une mare aux contours sinueux plutôt que des formes géométriques. D’un point de vue esthétique cela renforce le côté naturel, d’un point de vue écologique cela crée davantage de linéaire de berge, zone de grand intérêt pour la faune et la flore.

Diversifier les profondeurs permettra de créer une plus grande diversité de conditions de vie, ce qui est favorable à l’expression d’une plus grande biodiversité :

  • les animaux trouveront des zones peu profondes, qui se réchauffent vite au soleil, et d’autres qui ne s’assèchent pas et restent à l’abri du gel ;
  • certaines plantes affectionnent les faibles niveaux d’eau, d’autres ont besoin d’être complètement immergées… diversifier les profondeurs permettra de diversifier les plantes de la mare.

Enfin, créer des berges en pentes douces (<30%) présente de nombreux avantages :

  • faciliter l’implantation naturelle de plantes ;
  • créer un gradient de profondeur, donc une plus grande diversité de conditions d’accueil pour la faune et la flore ;
  • faciliter la sortie de l’eau des animaux ;
  • stabiliser les berges : pas de risque d’effondrement, moins de possibilité de creusement de galeries (notamment de Rat musqué).

Enfin, il ne faut pas oublier que certaines espèces d’animaux n’utilisent la mare qu’à un moment de leur cycle de vie. C’est le cas des odonates (libellules, demoiselles) et des amphibiens (grenouilles, tritons) présenté précédemment.

Pour optimiser l’intérêt écologique de la future mare, il faut donc prendre en compte l’ensemble des besoins vitaux de ces espèces, y compris pour la phase terrestre de leur vie. Ainsi, il faut prévoir de l’espace pour créer des habitats favorables et prévoir un entretien approprié :

  • les tas de pierre, de bois ou de feuilles sont par exemple utilisés par les amphibiens pour s’y réfugier et y passer l’hiver, et les prairies fleuries sont utilisées comme terrain de chasse par les odonates ;
  • l’utilisation de produits chimiques (insecticides, herbicides…) est à proscrire à proximité de la mare pour ne pas empoisonner ces animaux et de polluer l’eau de la mare. De même, maintenir une bande non tondue à proximité immédiate du plan d’eau et diminuer la fréquence des tontes aux abords s’avère efficace pour diminuer la mortalité de ces animaux…

 

Creuser la mare…

Selon les moyens financiers et la taille de la mare, deux techniques sont envisageables : la pelle mécanique ou l’huile de coude… Si la méthode mécanisée est plus onéreuse, elle permet toutefois de traiter de grandes surfaces et de limiter les efforts.

 

 

 

 

 

 

 

Pour visualiser la surface à creuser et respecter les plans de la future mare, il est nécessaire de matérialiser les contours. Cela peut se faire simplement à l’aide de piquets et de cordelette.

Cette opération peut être faite pour les différents niveaux de profondeur. Une zone plus profonde, d’au moins 80 cm, pourra être créée. Cela permettra aux animaux de la mare de se réfugier dans un secteur à l’abri du gel en hiver.

Enfin, comme cela a été évoqué précédemment, les berges devront être les plus douces possibles. Idéalement, deux tiers des mares présenteront des pentes inférieures à 30°.

Pour une mare dont toutes les berges sont abruptes, il sera nécessaire de créer des aménagements pour permettre aux animaux de regagner la terre ferme, afin d’éviter qu’ils ne se noient. Cela peut être réalisé à l’aide d’un simple morceau de grillage, d’une planche, d’une branche… reliant l’eau à la berge.

 

L’aménagement de la mare

Les plantes sont à la base de la vie aquatique dans les mares : elles contribuent à l’épuration et l’oxygénation des eaux et servent de refuge et de nourriture pour de nombreux animaux. Dans la grande majorité des cas elles y viennent naturellement, transportées par le vent ou les animaux.

Cela présente plusieurs avantages. C’est en premier lieu complètement gratuit, ce qui diminue le coût global de l’opération, et cela permet d’avoir des végétaux parfaitement adaptés au contexte régional et local, ce qui n’est pas toujours le cas des végétaux que l’on se procure en magasin.

Toutefois, si la nature fait bien les choses, cela demande parfois un peu de temps, notamment si la mare est en situation isolée, en zone urbaine par exemple… Un “coup de pouce” peut alors s’avérer utile pour aider la mare à prendre vie, mais là encore certains éléments doivent attirer votre vigilance.

Le choix des plantes est une étape cruciale ! L’introduction de plantes dans une mare doit faire l’objet d’une attention particulière. En effet, certaines espèces peuvent avoir des comportements non désirés qui réclameront ensuite des efforts d’entretien importants. C’est le cas des espèces dites invasives, qui ont été introduites en France pour des raisons esthétiques ou horticoles et qui prolifèrent aujourd’hui de manière incontrôlable. La Jussie est un exemple de plante aquatique exotique tristement célèbre (voir encart « Beautés fatales » dans le document du Groupe MARES « Créer et entretenir une mare »).

D’autres espèces sont protégées par la réglementation qui en interdit toute manipulation.

Pour vous éviter ces déconvenues, il est préférable de se procurer une liste régionale des espèces conseillées, à proscrire ou interdites pour la végétalisation des mares (voir la plaquette « Créer et entretenir une mare ».

Il est recommandé de privilégier des pépinières qui multiplient des souches locales. L’introduction de souches provenant de régions lointaines ou produites en masse perturbent les équilibres écologiques régionaux.

L’arrivée naturelle de la plupart des animaux de la mare (grenouilles, crapauds, libellules…) demande un peu plus de patience. Il est en effet nécessaire que le plan d’eau créé ait suffisamment évolué pour répondre à leurs besoins vitaux (oxygénation de l’eau, nourriture…). Contrairement aux végétaux, l’introduction des animaux est donc à proscrire : ils risqueraient de ne pas survivre si le milieu n’est pas prêt. Les animaux arriveront naturellement par eux-mêmes ou transportés involontairement par les oiseaux : les premiers insectes, type dytiques, arrivent généralement dès la première année.

En outre, de nombreuses espèces sont protégées par la loi, qui interdit de les capturer ou de les déplacer, sous peine d’amendes. Tous les amphibiens sont protégés par la loi : il est interdit de chasser, de récolter, de transporter ou de tuer les œufs, les têtards et les adultes d’amphibiens, sous peine d’amendes.

L’introduction d’animaux exotiques est susceptible de créer des ravages parmi les espèces européennes. C’est le cas de la tristement célèbre Tortue de Floride et des poissons rouges, qui créent des ravages dans nos mares et les autres milieux aquatiques.

Et s’il est tentant d’introduire des espèces d’élevage telles que poissons ou canards, gardez à l’esprit que cela aura une forte incidence sur l’équilibre écologique du plan d’eau, et d’autant plus que sa taille est réduite. Consommant les plantes, les larves et les petits animaux aquatiques, et altérant de la qualité de l’eau par leurs déjections, ils risquent de transformer votre mare en une retenue d’eau quasi stérile.

 

Entretenir la mare

Pour rester en bonne santé, les mares ont besoin d’une surveillance régulière et d’interventions ponctuelles. Ce sont des milieux vivants et fragiles, il convient donc de respecter certaines règles de base :

  • intervenir de manière préventive plutôt que curative,
  • préférer des interventions douces et répétées à une intervention « lourde ».

1. L’entretien préventif

L’entretien régulier des mares se fait entre octobre et février, période la moins dérangeante pour les habitants de la mare. Cela consiste à :

  • retirer les végétaux morts (branches coupées, feuilles mortes…) et placer un filet au-dessus de la mare en automne si elle est trop près des arbres, afin de préserver la qualité de l’eau ;
  • éclaircir les plantes trop envahissantes et tailler les arbres situés à proximité, pour favoriser l’ensoleillement ;
  • préserver la surface en eau: les mares s’envasent naturellement avec le temps. Quand la couche de vase devient trop épaisse, un curage s’avère nécessaire pour éviter le comblement puis l’assèchement du plan d’eau (phénomène appelé « atterrissement »). A titre indicatif, pour une mare d’un mètre de profondeur un curage n’est généralement nécessaire que tous les 25 ans.

L’envasement d’une mare est un phénomène naturel. Il s’agit en fait d’une accumulation de matières organiques en décomposition. Ce sont le plus souvent, des plantes ou parties de plantes mortes tombées dans l’eau (feuilles en général) qui se transforment petit à petit en vase.

La couche de vase peut atteindre une épaisseur quelquefois importante. Elle provoque à terme un comblement de la pièce d’eau. Il faut alors procéder à un curage de la mare.

Quelle quantité de vase retirer, sur quelle hauteur faut-il curer ? Pour pouvoir répondre à ces questions, il faut connaître l’épaisseur de la couche de vase. Cela peut se déterminer en sondant la vase à l’aide d’un bâton : lorsque ce dernier rencontre un matériau plus dense, c’est qu’il rencontre le fond de la mare.

Il conviendra ensuite d’extraire la vase sur la hauteur déterminée, en prenant garde à ne pas percer la couche assurant l’étanchéité. Si votre mare est entièrement d’origine artificielle et qu’une bâche y est disposée en son fond, attention aux coups de pelles !

Afin de ne pas trop porter atteinte à la flore et à la faune de la mare, il est vivement conseillé d’échelonner l’intervention sur plusieurs années (par exemple 1/3 de la surface de la mare chaque année pendant 3 ans).

Les boues, également appelées sédiments de curage, pourront séjourner quelques jours sur les berges de la mare. Cela présente deux avantages :

  • en évacuer l’eau, ce qui allège les boues en facilite ensuite leur évacuation,
  • laisser la possibilité aux graines, larves aquatiques et autres habitants de la mare d’y retourner avec l’eau qui s’écoule des boues…

Le curage peut se faire manuellement à l’aide d’une pelle ou d’une baguernette, un outil utilisé traditionnellement dans le Nord-Pas de Calais pour curer les mares, fossés et marais.

Il peut également être réalisé de manière mécanisée, plus coûteuse, moins douce, mais permettant de traiter plus rapidement des surfaces plus importantes.

2. L’entretien curatif

Lorsque l’équilibre biologique d’une mare n’est pas encore atteint (trop jeune) ou perturbé (mauvaise qualité de l’eau, pollution accidentelle, …) certaines espèces peuvent se développer de manière proliférante. C’est parfois le cas d’algues, de lentilles d’eau, de moustiques, ou de bactéries.

Il est fortement déconseillé d’opter pour la solution tentante des produits chimiques :

  • c’est onéreux ;
  • cela perturbe l’ensemble de la mare ;
  • cela pollue l’environnement autour de la mare ;
  • cela n’attaque que les conséquences (prolifération) et non les causes (qualité de l’eau par exemple) et ne résout généralement pas le problème définitivement.

Les solutions peuvent être envisagées après avoir mené une analyse approfondie de la situation et avoir trouvé les origines du problème. Les cas de figures sont relativement nombreux, les comprendre et les solutionner demande de l’expérience.

Avant d’agir, en cas d’incertitude, il est vivement recommandé de se rapprocher d’organismes compétents (voir « l’annuaire de compétences et d’expériences sur la mare» édité par le Groupe MARES) et de consulter des ouvrages spécialisés.

Les problèmes les plus fréquents sont liés à des déséquilibres et se traduisent par la pullulation de certains groupes animaux ou végétaux. Ils sont généralement provoqués par un enrichissement de l’eau : plantes ou d’animaux en décomposition ; arrivée d’eaux de ruissellement riches en éléments nutritifs (pouvant provenir d’un champ ou jardin voisin)…

L’effet de cet apport de matière organique provoque une altération de la qualité de l’eau (diminution de l’oxygénation). Il ne sert généralement à rien d’utiliser des produits chimiques, qui risquent au final de perturber encore plus le fragile équilibre du milieu. Les solutions sont souvent assez simple :

  • éliminer la source d’enrichissement de la mare (en fonction du contexte) : détourner les eau de ruissellement riches, retirer les éléments en décomposition, retirer les lentilles à l’aide d’un filet, curer la vase…
  • favoriser l’oxygénation de l’eau (plantes oxygénantes, lumière…)
  • attendre que l’équilibre se crée à nouveau.