Je m’informe sur les mares et leur environnement

L’Histoire des mares est liée à celle de l’Homme. La plupart d’entre-elles a en effet été creusée et entretenue afin de répondre à des besoins en eau liés à divers usages domestiques, à l’élevage… Les traces les plus anciennes de mares datent du néolithique.

Avec le développement des réseaux d’eau potable sous pression, l’utilité des mares est devenue moins perceptible. Beaucoup ont alors disparu, soit naturellement, du fait d’un manque d’entretien, soit par comblement volontaire. On estime qu’il reste actuellement 10% des mares qui existaient sur le territoire national au début du XXème siècle et que cette raréfaction continue. Pourtant, même si les mares ne semblent plus répondre directement aux besoins en eau domestique, elles continuent à rendre une quantité d’autres services : ce sont de véritables infrastructures naturelles.

Pour aider les particuliers et les collectivités locales dans les démarches de création ou de préservation de mares, quelles que soit leur vocation (lutte contre les inondations, pédagogie, agrément, abreuvement…), le Groupe Mares propose d’éclaircir ce sujet au travers de brochures.

Qu’est-ce qu’une mare au regard de la loi ?

Il n’existe pas de véritable définition juridique des mares, mais la définition issue du Programme National de Recherche sur les Zones Humides apporte des précisions sur ce qu’elle représente : la mare est une étendue d’eau à renouvellement généralement limité, de taille variable pouvant atteindre un maximum de 5 000 m². Sa faible profondeur peut atteindre environ 2 m, cela permet à toutes les couches d’eau d’être sous l’action du rayonnement solaire, ainsi qu’aux plantes de s’enraciner sur tout le fond. D’origine naturelle ou anthropique, la mare se trouve dans des dépressions imperméables, en contexte rural, périurbain, voire urbain. Alimentée par les eaux pluviales et parfois phréatiques, elle peut être associée à un réseau de fossés qui en pénètrent et en ressortent ; elle exerce alors un rôle tampon au ruissellement. Elle peut être sensible aux variations météorologiques et climatiques, et ainsi être temporaire. La mare constitue un écosystème au fonctionnement complexe, ouvert sur les écosystèmes voisins, qui présente à la fois une forte variabilité biologique et hydrologique interannuelle. Elle possède un fort potentiel biologique et une forte productivité potentielle (B. Sajaloli & C. Dutilleul, 2001). »